Environ 8 km d’allées forestières et de sentiers en sous-bois dans le plus vaste massif forestier de Loire-Atlantique, riche de ses 4500 hectares de chênes, hêtres, résineux et autres essences. Successivement propriété des comtes de Nantes et des ducs de Bretagne pour devenir ensuite royale, la forêt du Gâvre fut, à la Révolution, intégrée au Domaine de l'Etat, donc publique.
La promenade commence aux abords de l'étang, vous entrez en forêt par "l'allée du château", mais ne cherchez pas ce dernier, il a disparu depuis bien longtemps et ses ruines ont laissé place au plan d'eau. Cette large voie percée dans la forêt répond à un idéal de rectitude, sans qu'aucune courbe n'en vienne briser la perspective. Elle demeure digne des nobles cavaliers et des fastueux équipages qui la remontaient pour se rendre au château. On la quitte pour un chemin plus étroit, plus sauvage, au cœur de la forêt. Parfois, une agitation dans les fourrés trahit la présence de quelques menus animaux. Peu enclins à sympathiser avec ceux qu’ils voient comme des intrus, ils choisissent de fuir ou de se dissimuler. Vous serez peut-être observé par une martre ou un blaireau mais ne soyez pas déçu si la réciproque se vérifie rarement !
Arrivé au ruisseau du Perche, situé en contre-bas, il faut emprunter un passage escarpé pour le rejoindre. On accompagne ensuite le cours d’eau par un sentier sinueux. Dans ce monde sylvestre, vous vous sentez protégé, les arbres affrontent de leur cime les rayons trop ardents du soleil et déposent sur vos épaules une fraîcheur bienfaisante. Avant d’atteindre la lisière de la forêt, prenez une profonde inspiration pour vous gorger de l'odeur pénétrante des pins.  
On parvient au charmant village de la Magdelaine, sa chapelle fut érigée au XIIe siècle, au sein d'une léproserie.  A l'époque, tous ceux atteints de la cruelle maladie, incurable et terriblement contagieuse, devaient vivre reclus. C’est dans ce lieu isolé qu’il fallait soustraire les lépreux du monde des bien-portants. En poussant la porte de la chapelle, on est touché par tant d'harmonie : blancheur immaculée des murs, sobriété des ornements, sous une lumière céleste révélant la poésie de vitraux contemporains, délicates scènes forestières. 
Plus loin, un des seigneurs de la forêt est à l'honneur, un imposant Douglas vert. Il vous invite à l'admirer en vous installant sur l'aire de pique-nique environnante. Par endroits, on suit ou l’on croise l'ancienne ligne de chemin de fer Saint Malo-Hendaye, jusqu’au site où se trouvait la gare de la Maillardais, celle-ci permettait le transport de passagers mais aussi de produits dérivés de la forêt.  Une petite route de campagne vous ramène vers l'étang.
Le long du parcours, l'Office National des Forêts a disposé des panneaux pédagogiques, sous forme de ravissantes aquarelles décrivant la faune et la flore de ce milieu naturel.
A voir, à faire à proximité
La Maison de la Forêt, élégante bâtisse du XVIIe siècle, ouvre ses portes du mercredi au dimanche, de 14h à 18h, jusqu'au 4 septembre. Dans ses différentes salles, vous découvrirez divers aspects de la forêt. De nombreuses sorties sont proposées, réservez au 02 40 87 15 11.
L'exposition artistique estivale intitulée "Forêt en scène" est libre d'accès, place du Muguet et dans la Grande Rue. Elle se poursuit en intérieur, dans la Maison de la Forêt.
Tous les dimanches de l'été, retrouvez l'ambiance conviviale de la guinguette, près de l'étang, animée par les associations locales de 15h à 19h. 
Article rédigé par Marie Chourlin - téléchargez le circuit ICI
 

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