Lors d’une promenade d’environ 8 km, deux heures se convertiront en un périple à travers les siècles, avec des haltes à différentes époques, comme autant d’escales dans l’histoire de cette cité bimillénaire.

Il vous suffit d’emprunter ce chemin, qui semble avoir été tracé pour vous

Quittant le port de plaisance par une passerelle, le chemin débute sous l’aspect d’un joli sentier bordé de tilleuls, il parcourt la rive méconnue du canal de Nantes à Brest, celle qui fait face au chemin de halage. Jadis, ce dernier était foulé par les chevaux qui tractaient les bateaux pour remonter le courant. A présent, il est devenu une voie très fréquentée par les randonneurs et pouvoir l’observer à distance, depuis la berge opposée, donne le sentiment d’être le témoin secret des activités de cette nouvelle vie.

En accompagnant la rivière, vous devinez son prestigieux passé : ici, c’est l’Isac qui fut canalisée, pour faire partie d’un ouvrage colossal, long de 360 km, le canal de Nantes à Brest. Il fut réalisé pendant la première moitié du XIXe siècle, au prix de longues années de labeur fourni par des prisonniers de guerre espagnols. Sa construction fut initialement décidée par Napoléon 1er, dans le but de contourner le blocus des Anglais. Ce canal fut longtemps utilisé pour le transport de marchandises par péniche.

Lorsque le chemin se détourne des bords de l’eau, il se change en petite route pour traverser la campagne et vous conduire à des hameaux dont nul ne soupçonnerait l’existence, sans cet accès providentiel.

Alors le chemin dessine la lisière du petit bois communal de Beaumont, le bien nommé, qui se caractérise par ses multiples buttes.

Puis, le chemin choisit de vous emmener sur l’ancienne voie ferrée, qui se souvient encore des trains, lancés à toute allure, réveillant la paisible campagne jusque dans les années 70.

On aperçoit au loin, dressée sur son piédestal rocheux, une élégante masquée par un éventail d’arbres tortueux. Là, le chemin s’amuse de votre impatience, il s’en éloigne, feint de s’en rapprocher et ce n’est qu’après de charmants détours qu’il vous conduit au pied de la chapelle Saint Roch, sise sur un lieu de culte druidique. Elle fut érigée au XVe siècle pour conjurer les ravages de la peste. En son sein, vous pouvez découvrir des fresques, réalisées au XXe siècle dans la plus pure tradition, immuable depuis l’époque de Michel-Ange.

Ensuite, le chemin se fait contre-allée pour vous épargner le désagrément de la route.

Puis, il côtoie un vieux mur de pierre, effondré par endroits, et dans le lointain, vous entrevoyez les tours d’un château majestueux.

Château de la Groulaie 
Château de la Groulaie 

Avant l’arrivée au château de la Groulaie, le chemin s’élargit en passant devant les dépendances d’un autre domaine et un coup d’œil indiscret vous permet d’admirer furtivement le château de la Barrière, petit joyau du XIXe siècle.

Au lieu-dit le Pavé, subsistent des maisons très anciennes, qui abritaient autrefois les gens du seigneur.

Le château de la Groulaie fut fondé au XIIe siècle et, par la suite, il fut agrandi par les Clisson jusqu’à devenir l’une des plus importantes forteresses de Bretagne. Il fut ensuite résidence des Rohan et de leur cour, jusqu’à la Révolution. Les tours et logis qui ont survécu aux batailles et au temps demeurent impressionnants. 
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L'association Château Essor Blinois vous invite à consulter son site internet. Ainsi, vous découvrirez l'histoire de ce patrimoine historique et les animations organisées sur ce site internet. En tenue d'époque, s'il vous plait ! lors des joutes d'archers 
 

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